Le mouvement pour les douleurs fonctionnels

L’importance du mouvement dans la prise en charge

des douleurs fonctionnelles

Les douleurs fonctionnelles sont parmi les motifs de consultation les plus fréquents en ostéopathie et en médecine manuelle. Douleurs lombaires, cervicales, troubles digestifs fonctionnels, céphalées, fatigue chronique… Autant de symptômes parfois persistants, sans lésion clairement identifiable à l’imagerie ou aux examens médicaux. Face à ces douleurs, le mouvement n’est pas un risque : il est au contraire un outil thérapeutique majeur.

Qu’est-ce qu’une douleur fonctionnelle ?

On parle de douleur fonctionnelle lorsqu’un symptôme est réel et gênant, mais qu’aucune atteinte structurelle grave (fracture, hernie sévère, lésion organique) n’explique pleinement son intensité ou sa durée. Le système nerveux, les tensions musculaires, la respiration, le stress, la digestion ou encore le mode de vie jouent alors un rôle central.

Ces douleurs ne sont pas “dans la tête” : elles sont le reflet d’un déséquilibre du fonctionnement global du corps.

Le piège du repos prolongé

Face à la douleur, le réflexe naturel est souvent de se reposer. Or, si un repos temporaire est parfois nécessaire en phase aiguë, l’inactivité prolongée entraîne :

  • une diminution de la mobilité articulaire,

  • une perte de force musculaire,

  • une altération de la coordination,

  • une hypersensibilisation du système nerveux.

Résultat : la douleur persiste, voire s’installe dans le temps.

Pourquoi le mouvement est un traitement en soi

Le mouvement agit à plusieurs niveaux :

1. Il régule le système nerveux

Le mouvement doux, progressif et régulier envoie des signaux de sécurité au cerveau. Il diminue l’hypervigilance, réduit la perception douloureuse et améliore la tolérance à l’effort.

2. Il améliore la circulation

Bouger favorise les échanges sanguins et lymphatiques, ce qui aide à l’élimination des déchets métaboliques et à l’oxygénation des tissus.

3. Il restaure la mobilité

Les articulations, muscles et fascias ont besoin de mouvement pour conserver leurs propriétés mécaniques. Sans mouvement, les tissus deviennent plus rigides, ce qui entretient les douleurs.

4. Il redonne confiance au corps

Rebouger sans douleur (ou avec une douleur contrôlée et non menaçante) permet de sortir du cercle vicieux peur – évitement – déconditionnement – douleur.

Mouvement ne veut pas dire performance

Il ne s’agit pas de reprendre une activité intense immédiatement, mais de :

  • réintroduire progressivement des mouvements,

  • adapter l’intensité au contexte et au niveau de douleur,

  • privilégier la régularité à la performance.

Marcher, respirer, mobiliser doucement la colonne, faire du renforcement léger ou des exercices de coordination sont souvent plus efficaces qu’un repos strict.

Le rôle de l’ostéopathie dans cette approche

L’ostéopathie vise à restaurer la mobilité des structures du corps et à améliorer les capacités d’adaptation de l’organisme. Mais une séance, aussi efficace soit-elle, ne remplace pas le mouvement quotidien.

Le travail ostéopathique prend tout son sens lorsqu’il est intégré dans une stratégie globale comprenant :

  • une reprise du mouvement adaptée,

  • des conseils personnalisés,

  • parfois un travail respiratoire,

  • une meilleure gestion du stress et du sommeil.

L’objectif n’est pas seulement de soulager la douleur, mais de rendre le patient autonome et confiant dans ses capacités de mouvement.

Et chez le sportif ?

Chez le coureur, le traileur ou tout sportif, les douleurs fonctionnelles sont fréquentes, notamment en période de charge d’entraînement, de fatigue ou de stress. Là encore, l’arrêt complet est rarement la meilleure solution.

Une adaptation de l’entraînement, un travail de mobilité, de renforcement et de récupération, associés à un suivi ostéopathique, permettent souvent de maintenir une activité tout en favorisant la guérison.

En conclusion

Le mouvement est un langage du corps. Lorsqu’il est absent, le corps perd ses repères. Lorsqu’il est présent, progressif et adapté, il devient un outil puissant de régulation, de prévention et de récupération.

Dans la prise en charge des douleurs fonctionnelles, le mouvement n’est pas l’ennemi : il est une partie essentielle du traitement.


Article de Jeremy Court
Jeremy Court

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